Le 21 mars 2012, au Palais des congrès de Fredericton, la FINB et le cabinet d'avocats Cox & Palmer ont rendu hommage à trois chercheurs qui se distinguent par leurs projets de recherche appliquée au Nouveau-Brunswick.
Directeur du Centre de sciences spatiales et planétaires de l’Université du Nouveau-Brunswick, le Dr Spray est un expert reconnu sur l’étude des conséquences de la collision de deux objets à très haute vélocité dans l’espace. À l’instar d’un astéroïde qui frappe la Terre. Dans un tel cas, les matières de choc peuvent se liquéfier, se fusionner et changer de composition. Ce phénomène a incité le Dr Spray à diriger son attention vers le développement de nouvelles substances artificielles.
Dans son laboratoire, le Dr Spray est actuellement en train de bombarder des pièces de réacteur Bombardier afin de simuler l’incidence des impacts avec les oiseaux sur un nouvel aéronef actuellement en développement par la société. Son travail avec la société Bombardier aboutira au développement de nouveaux composites assez flexibles pour absorber l’impact, et assez solides pour empêcher la pénétration. Équipé de deux immenses lance-projectiles, il mène également des recherches auprès de Lockheed Martin qui pourraient conduire au développement d’une enveloppe protectrice plus légère et robuste pour les infrastructures spatiales et le personnel.
Le Dr Spray est également chercheur associé pour deux missions rover vers Mars : le lancement de Mars Science Laboratory par la NASA en décembre 2011 à Cape Canaveral, et la mission ExoMars de l’Agence spatiale européenne. Dans le cas de la mission de la NASA, dès que le rover aura foulé le sol martien, le Dr Spray se rendra en Californie dans le but de participer à cette opération du rover et à l’analyse de données géologiques recueillies.
Le Dr Spray détient un baccalauréat en géologie de l’Université Cardiff, et un doctorat en Sciences de la Terre de l’Université Cambridge.
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C’est la journée la plus chaude de l’été et vous savez qu’une chaleur insupportable vous prendra d’assaut en entrant dans votre voiture. Mais ces coups de chaleur seront peut-être chose du passé si vous avez la chance d’installer la nouvelle pellicule pour fenêtres et pare-brise de Pandurang Ashrit. Le Dr Ashrit est directeur du Groupe de recherche sur les couches minces de l’Université de Moncton.
Voici comment ça fonctionne : Dès que le verre atteint environ 40ºC, la pellicule du Dr Ashrit reflète toute la lumière infrarouge qui transforme en four l’intérieur de votre voiture. La couche peut être appliquée sur pratiquement toutes les surfaces et utilisée ailleurs que dans l’automobile, notamment dans les satellites.
Lorsqu’ils font face au soleil, les satellites peuvent atteindre des températures allant jusqu’à 150ºC, ce qui nécessite des systèmes de refroidissement encombrants. En utilisant la pellicule du Dr Ashrit, on éliminerait le besoin de tels systèmes, ce qui rendrait les satellites plus légers et libérerait les compartiments de charge utile.
Une autre étonnante invention du Dr Ashrit consiste en un cristal photonique accordable, breveté en 2010, qui donne un nouveau souffle à l’industrie des télécommunications. En bref, cela permettra aux fournisseurs de service Internet de séparer la lumière par laquelle les données circulent actuellement, en « canaux de couleurs », ce qui serait extrêmement efficace et permettrait de libérer de la bande passante.
Le Dr Ashrit est détenteur d’un doctorat en physique des solides de l’Université Karnatak en Inde et travaille à l’Université de Moncton depuis 1982.
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Transformer les résidus de poisson en richesses. Voilà à quoi œuvre le Dr Jacques Gagnon, chercheur et entrepreneur, et directeur scientifique de l’Institut de recherche sur les zones côtières de Shippagan.
Au Nouveau-Brunswick, les usines de transformation rejettent jusqu’à 25 000 tonnes de harengs chaque année. Pourquoi ? Parce qu’elles ne font que retirer les œufs et les envoient au Japon. Tout le reste, incluant tous les spécimens mâles, est rejeté. La détermination du Dr Gagnon pour trouver une utilisation à cette ressource a porté fruit.
D’abord, un composé pour le traitement du diabète. Actuellement en préparation pour des essais cliniques chez l’humain, les études démontrent que le composé a le potentiel de prévenir l’apparition de la maladie chez les personnes prédiabétiques de type 2.
Ensuite, la dernière découverte du Dr Gagnon consiste en l’isolation d’un agent chimique retrouvé dans les écailles du hareng, qui peut servir à créer un effet chatoyant translucide dans les produits de maquillage pour femme. Actuellement, la majorité des sociétés cosmétiques utilisent des agents synthétiques pour y arriver. Mais de plus en plus de consommateurs exigent que leurs produits de maquillage soient élaborés à partir d’ingrédients de source naturelle. Aujourd’hui, le Dr Gagnon travaille auprès d’une grande société cosmétique dans le but de commercialiser son composé naturel. Lorsqu’elle sera adoptée, l’innovation du Dr Gagnon pourrait avoir un impact économique significatif sur l’avenir des pêches du hareng dans la province.
Le Dr Gagnon détient un baccalauréat en biologie de l’Université du Québec, une maîtrise et un doctorat en médecine expérimentale de l’Université Laval.
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